Une expérience qui leur permet, non seulement, d’améliorer leurs conditions matérielles mais aussi d’acquérir de nouvelles connaissances.C’est dire à quel point un tel parcours peut être bénéfique. Cependant, malgré les efforts fournis, l’agence a parfois du mal à satisfaire toutes les demandes de recrutement qu’elle reçoit notamment dans certaines spécialités.

Aujourd’hui, on recense une demande croissante en médecins généralistes et spécialistes, infirmières, anesthésistes, kinésithérapeutes, sages- femmes, enseignants du secondaire (musique, éducation physique et dessin d’art).

Si l’ATCT veille à publier des communiqués spécifiques à chaque fois qu’elle a besoin de coopérants, on pense à l’agence qu’il serait plus judicieux et plus efficace que les candidats, tentés par une carrière à l’étranger, déposent spontanément leurs candidatures à l’agence. Cette option permettrait, en effet, de subvenir à temps à la demande et d’avoir une banque de candidatures.

Au cours de l’année 2007, l’ATCT a reçu environ 160 offres d’emploi dans différents pays du Golfe, en Algérie, en Libye, en Afrique du Sud, en France et au Sénégal… Les spécialités concernées par ces offres diffèrent d’un pays à un autre selon les besoins qu’on y a identifiés.

On apprend en outre, du côté de l’ATCT, que les demandes de recrutement reçues par l’Agence en 2007 ont beaucoup évolué, notamment concernant la qualité. «On demande, de plus en plus, de diplômés du supérieur», nous précise-t-on à ce propos.

Certaines spécialités telles que l’énergie, l’enseignement supérieur et l’informatique ne peuvent être touchées par la coopération technique du fait que ce sont des spécialités dont le pays a grandement besoin.

Au cours de l’année 2007, 28% des recrutements réalisés ont touché le secteur des services.

 

Une activité riche et des services variés

 

Outre la coordination entre l’offre et la demande, l’ATCT organise des sessions de formation et des visites d’étude au profit de cadres africains et arabes.

Des projets de coopération technique sont, également, conduits par l’agence, ces projets se rapportent, entre autres, à la gestion intégrée de l’eau dans les zones minières méditerranéennes, la gestion durable des ressources hydriques dans les zones arides, la santé reproductive…

En 2007, le nombre total de coopérants tunisiens à l’étranger a été estimé à environ 9.950 dont 82% dans les pays arabes et 7% dans les pays européens. L’ATCT assure un suivi de ses coopérants en leur fournissant, notamment, l’information nécessaire concernant les procédures administratives et juridiques.

On notera, enfin, que les incitations relatives à la coopération technique ont remarquablement évolué. On citera, notamment, la modification de la loi 75 du 20 juillet 1985 et gérant la coopération technique et ses modalités.

 

Nadia CHAHED

Source: La Presse