Une voix stupéfiante ?

 

De son vrai nom : Salouha Bent Ibrahim Bent Abdelhafidh, la regrettée Saliha était née en 1914 dans le village de Nebr, dans la ville du Kef.

Son père est originaire de Souk Ahrass, en Algérie. Sa mère est tunisienne, elle s’appelait M’barka Ben Amara Rezgui. Saliha avait aussi une sœur aînée prénommée Algia.

Du Kef, Saliha s’en est allée à Mateur. Ensuite, elle s’installa définitivement à Tunis.

Après le divorce de ses parents, sa sœur aînée Algia suivit son père, mais Saliha préféra rester avec sa mère.

Le prince Mourad Bey me raconta un jour que Saliha et sa mère avaient passé des années chez Sidi M’hamed Bey (frère de Sidi Moncef Pacha Bey) dans une maison située à Kheïreddine, dans la banlieue nord de Tunis.

Chez Sidi M’hamed Bey, les princesses étaient de vraies mélomanes. Pour égayer les longues nuits d’hiver, elles chantaient. Saliha, enfant, apprenait par cœur tout ce qui parvenait jusqu’à ses oreilles sensibles, elle avait alors treize ans.

Parmi les chansons que Saliha avait bien retenues, «Efrah ya albi» d’Oum Kalthoum, et une chanson appartenant au patrimoine tunisien comportant un refrain et quatre couplets intitulée «Bellah ya Ahmed ya khouya».

Source: La Presse