De classiques, dans le passé, les cadeaux d’affaires se déclinent, aujourd’hui, sous toutes les formes. Si la majorité des entreprises publiques continuent à affectionner la distribution des stylos dans un étui affichant le logo de la société, de calendriers et de semainiers, la tendance est surtout à la personnalisation des cadeaux pour les sociétés privées, qui préfèrent opter pour des articles d’artisanat présentant une touche traditionnelle.
Ces dernières s’adressent généralement à des bureaux de communication ou à des professionnels particuliers et exigent, en général, que les articles de cadeau allient à la fois qualité et originalité. Un petit tour du côté des administrations et des entreprises nous a permis de dégager les diverses tendances pour cette année. Ne sacrifiant pas à la tradition, une banque de la place a commandé, cette année encore, des stylos et des calendriers de bureau estampillés au logo de l’entreprise. «C’est une question de budget, observe le responsable chargé de la communication. Il ne  faut pas oublier que nous passons la commande d’un grand nombre d’articles-cadeaux pour nos employés. Nous ne pouvons pas, par conséquent, nous permettre de commander des articles au coût élevé». Idem pour un ministère qui a prévu d’offrir des semainiers, des pin’s, des porte-clés et des stylos à ses employés, une habitude à laquelle il ne déroge pas depuis de nombreuses années. «Ces cadeaux ont pour avantage de faire plaisir, d’être utiles et peu coûteux».
Dans certaines sociétés privées, plus qu’un rituel, la distribution de cadeaux d’affaires fait l’objet d’une attention très particulière de la part des responsables qui veillent à passer la commande d’articles de valeur réalisés dans de la matière noble destinés notamment à leurs clients fidèles, en n’hésitant pas à faire appel pour cela à des artisans ou à des décoratrices.  Décoratrice, Mme Gondi Tayachi s’est spécialisée dans la réalisation de ce type d’articles et compte parmi ses clients fidèles de grandes entreprises publiques et privées. «Les commandes varient d’un particulier à un autre, suivant le budget de chacun. Des avocats et des médecins ont passé une commande d’articles de bonne qualité, qui ne coûtent pas trop cher, à l’instar de bibelots en poterie, de vases, de cadre-photo, de bougeoirs, de vide-poche. Le coût de ces articles varient entre cinq et trente dinars. Les grandes sociétés publiques et privées préfèrent, quant à elles, commander, pour leurs clients, des articles de luxe. J’ai ainsi reçu la commande de consoles, de toiles de peinture, d’abat-jour…Le prix de ces articles coûte près de deux cents dinars et peut grimper jusqu’à cinq cents dinars». La tradition continue pour le bonheur des employés, quant à la valeur des cadeaux, elle dépend naturellement, comme toujours des bénéfices engendrés dans l’année et...de la dimension économique de l’entreprise. 
I. HAOUARI

Source: La Presse