000, contre près de 40.000, l’année dernière. Par ailleurs, 11 nouvelles filières ont été créées dans le cadre du système LMD.
Pour ce qui est d’un autre volet de la vie universitaire (logement, restauration), les responsables de l’Office des œuvres universitaires du Sud affirment être en mesure de répondre aux demandes de tous les étudiants en droit de loger en foyer universitaire et d’assurer, annuellement, 2 millions 500 mille repas, servis dans les huit restaurants universitaires de la ville. Entre-temps, démarreront les travaux de construction du foyer universitaire Ali-Nouri et d’un restaurant universitaire à proximité du technopôle de Sakiet Ezzit qui accueillera un premier «locataire», en l’occurrence l’Institut supérieur d’informatique et des multimédias. Parallèlement à ces données «académiques», si l’on peut dire, Sfax développe toute une activité, directement ou indirectement, liée à la vie estudiantine : construction ou aménagement de foyers universitaires privés, augmentation des offres de location de logements privés à des étudiants(es), augmentation spectaculaire du nombre de magasins de prêt-à-porter pour jeunes «dans le vent», de pizzerias et de «fast-foods», implantation d’une nouvelle culture de la bimbeloterie et de la décoration d’intérieur initiée par les étudiants de l’Institut supérieur des arts et métiers de Sfax (quel talent!).
Il est indéniable que tout cela profite à la ville et au plan économique et au plan… dynamique de vie et de loisir. Il reste une face relativement cachée de la vie estudiantine qu’on aimerait voir plus et mieux exposée au grand public, celle des activités culturelles (théâtre, danse, musique, peinture…) pratiquées, souvent de belle manière, par les étudiants, tout au long de l’année. Nous sommes sûrs que le public aimerait applaudir leur virtuosité et leur talent.
Tout cela ne fait pas oublier que l’emploi des jeunes et surtout ceux qui sont diplômés de l’enseignement supérieur reste l’une des priorités nationales. A ce propos, signalons que le plan régional de l’emploi prévoit, pour cette année, l’embauche de 24 mille jeunes dont 4.800 diplômés de l’enseignement supérieur. Au cours d’une visite de prise de contact à la direction régionale de l’emploi. M. Kamel Somy, nouveau gouverneur de Sfax, a été informé des détails du plan régional et de sa mise en application. Il en ressort que depuis le début de l’année 2006 et jusqu’au mois d’août, 15.713 jeunes ont été employés dont 3.223 diplômés de l’enseignement supérieur (65% des prévisions du plan).
Piaffant derrière leurs aînés étudiants et espérant qu’un jour ils prendront leurs places dans les amphithéâtres des «facs», près de 180.000 élèves et lycéens ont repris les cours, encadrés par près de 10.000 enseignants(es) et répartis entre 367 écoles de base, 55 écoles préparatoires et 36 établissements secondaires.
Au plan des nouvelles créations, signalons l’achèvement de la 2e tranche des travaux de l’école préparatoire «El Manara» sur la route de Sidi Mansour, la conversion des locaux du Centre de formation continue de la route d’El Aïn en lycée portant le nom du militant Taïeb M’hiri et la construction d’un internat au sein de l’école préparatoire Ibn-Sina, à Menzel Chaker.
45.000 étudiants, 180 mille élèves et lycéens, l’équivalent de la population d’une ville, mais là, une population qui va être, neuf mois durant, au centre de la vie et des espoirs de la population adulte, celle des parents qui vont vivre à leur rythme, à leur «tempo», acceptant caprices et sacrifices. Depuis toujours et encore plus aujourd’hui, le Tunisien sacralise l’éducation, l’enseignement et la formation de ses enfants, même s’il doit se priver lui-même de quelques nécessités de sa propre vie.
Rafik BENZINA

Source: La Presse