Des expositions auront lieu dans plusieurs espaces dont le Ribat, le centre culturel, la bibliothèque régionale et à l’espace du musée Taïeb-Bel Haj Ahmed, nouvellement ouvert au public.
L’inauguration de ces expositions aura lieu aujourd’hui  vendredi 9 décembre  à 17h00. Parallèlement, des ateliers démarreront ce même vendredi à partir de 15h00. Pas moins de 5 ateliers seront organisés au cours de cette  manifestation. Citons, notamment,  l’atelier de peinture à l’huile et de l’acrylique, au centre culturel, dirigé par l’artiste Laurent Impeduglia, de Belgique, l’atelier d’aquarelle dans ce même lieu dirigé par l’artiste Moez Zid, l’atelier de sculpture, à la bibliothèque régionale, supervisé par l’artiste Nehla Oueslati, celui de la gravure, à l’espace du mausolée Boujaâfar, sous la tutelle de l’artiste Ali Batrouni et, enfin, celui des installations, à l’Isba de Sousse, supervisé par l’artiste  Hamadi Louhichi.

Colloque : «La critique d’art, nécessité ou sophistique?»

Des critiques, des universitaires, ainsi que des artistes vont prendre part aux travaux du colloque scientifique ayant pour thème : «La critique d’art, nécessité ou sophistique?» qui aura lieu les 10 et 11 décembre. Il est vrai que l’art contemporain, aux expressions nouvelles soumises à l’innovation constante, est en rupture avec le classique et l’académique et qu’il nécessite une critique appropriée, large et profonde, des différents types de production. Un besoin qui s’est affirmé au cours du XIXe siècle. Le critique d’art — imbu de valeurs et de qualités  dont la sensibilité, la capacité de traduire les émotions et les expressions artistiques du peintre, la maîtrise de la connaissance de l’histoire des civilisations — a ainsi pour mission de reconduire la marche de l’art, afin d’assurer constamment sa progression.

Des communications suggestives

La première séance du colloque présidée par Mme Faten Skhiri Chouba, enseignante d’arts plastiques et directrice de l’Institut supérieur des métiers de mode de Monastir, comportera plusieurs communications aux thèmes variés dont on cite : «La critique plastique» de Moulim Laroussi, docteur en esthétique au Maroc;  «La pseudo-critique» de l’artiste Béchir Gorchen, enseignant à l’Isbas, «Le regard comme fondement dans la genèse de l’œuvre d’art» de l’artiste Khélil Gouia, enseignant à l’Institut des Beaux-Arts de Nabeul; «Etre un artiste suppose une manière d’être soi-même», de Mme Sana Jemmali, enseignante à l’Isbas, «Le critique d’art explorateur courageux ou complice promotionnel» de M. André Delalleau, artiste et enseignant universitaire d’arts plastiques en Belgique. La deuxième séance présidée par le Dr Moulim Laroussi du Maroc connaîtra la présentation des communications suivantes: «Que vaut la critique pour un artiste qui ne reçoit ses postulats que de lui-même?» du Pr Mohamed B. Hammouda, enseignant à l’Institut supérieur d’arts et métiers de Sfax, «Les problèmes de l’appréciation de l’œuvre d’art» du Pr Sami Ben Ameur, enseignant à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis, «La création et la critique» de Mme Rachida Triki, enseignante à la faculté des Lettres et des Sciences humaines 9 Avril à Tunis, «Le discours critique ou la rencontre des subjectivités» du Pr Hafedh Jédidi, maître de conférences et directeur de l’Isba de Sousse, «Couvrez ce sein que je ne saurais voir» du Pr Moez Safta, enseignant à l’Isba de Tunis.
Enfin, la 3e séance présidée par M. Hafedh Jédidi comportera des communications suggestives, dont on cite : «Le rôle de la critique aujourd’hui» du professeur Mohsen Zarii, enseignant à l’Institut supérieur d’arts et métiers de Gabès, «La critique d’art en Tunisie»  du Pr Naceur Ben Cheikh, enseignant à l’Institut supérieur des arts et métiers à Denden; «Légitimité de l’art… légitimité de la critique», du Pr Habib Bida, enseignant à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis, «La crise de la critique» du Pr Mahfoudh Salmi, enseignant à l’Isba de Nabeul, «Critique de la critique, culture de l’artiste, culture de la critique» du Pr Fateh B. Ameur, enseignant à l’Isba de Sousse et enfin «Jaoued Salim à l’égard de la critique», Pr Nizar Chakroun, enseignant à l’Institut  supérieur d’arts et métiers de Sfax.
H.B.

Source: La Presse