Ce séminaire, financé par Vogelbescherming Nederlands (Birdlife aux Pays-Bas) et la fondation allemande Hanns Seidel, a groupé pas moins de 110 participants composés des brigadiers de chasse de tous les gouvernorats, de conservateurs des parcs nationaux, de présidents d’associations régionales de chasseurs, de représentants de la Fédération nationale des chasseurs et de représentants de la direction générale des forêts et de la direction générale de l’environnement et de la qualité de la vie.
Le programme prévu s’est avéré fort consistant. Il a, en effet, consisté en 10 interventions portant notamment sur la situation de la faune en Tunisie (hier et aujourd’hui), la politique nationale en matière de conservation de la faune sauvage, le cadre juridique de la protection de la faune sauvage, le rôle du chasseur comme protecteur de la nature, la lutte contre le braconnage, les espèces d’oiseaux globalement menacées et leur protection en Tunisie et le programme des zones importantes pour la conservation des oiseaux (Zico).
Les discussions et les débats ont été vifs et tout le monde a convenu que la législation tunisienne en matière de chasse est exemplaire grâce aux améliorations constantes qui lui ont été apportées au fil des années. C’est ainsi que l’arrêté annuel relatif à la chasse spécifie les espèces gibier (mammifères et oiseaux, au nombre d’une vingtaine) et ajoute, immédiatement après, que toutes les autres espèces sont protégées par la loi.
Toutefois, cette législation doit être appliquée sans faille par la conjugaison des efforts de tous les intervenants et partenaires, afin de lutter davantage et plus efficacement contre le braconnage sous toutes ses formes qui risque de mettre en péril l’existence d’espèces sauvages (oiseaux et mammifères).

Moncef BEN SALEM

Source: La Presse