250 mille tonnes, soit une évolution de l’ordre de 21,5%.

Accroissement des superficies cultivées et amélioration du rendement moyen à l’hectare qui est passé de 38,9 à 45,8 t.



La production de la tomate a constitué par le passé un défi pour certains agriculteurs qui estimaient que le prix ne reflète pas toujours le coût réel qui intègre nombre d’intrants dont le prix est en constante évolution. De plus, la production essaye de répondre à une demande en fluctuation selon les périodes. Aujourd’hui, la tomate, de qualité irréprochable, est présente sur le marché tout au long de l’année à un prix accessible. La production sous serre constitue un apport d’appoint pour satisfaire les besoins de consommation. Tous les intrants dont les produits de traitement sont, évidemment, disponibles à temps pour assurer une production satisfaisante qualitativement et quantitativement.

 

Les usines travaillent à plein régime

 

L’investissement dans la culture de la tomate est donc rentable, à condition de savoir mettre à profit les multiples avantages. L’agriculteur peut se spécialiser dans ce produit ou l’intégrer avec d’autres produits pour diversifier la production dans la culture maraîchère. Les efforts de l’Etat et de la profession sont déployés en vue de fournir ce produit très prisé par les consommateurs à tout moment et à un prix accessible sans léser le producteur – qui doit bénéficier d’un gain substantiel suite aux ventes – ni les consommateurs dont le pouvoir d’achat doit être préservé.

L’organisation de la production à la faveur des contrats entre les producteurs et les transformateurs a permis une meilleure gestion. En effet, les quantités destinées à la transformation pour le concentré de tomate sont bien définies à l’avance pour éviter le surplus qui est souvent bradés à des prix qui ne conviennent pas aux agriculteurs. Lors de la période de transformation, les usines travaillent à plein régime pour éviter l’attente des camions transportant les tomates fraîches, une longue attente de nature à porter atteinte à la qualité même du produit.

Généralisés à large échelle, les contrats de production ne peuvent que donner des résultats probants. L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche a tenu des réunions de sensibilisation pour inciter les agriculteurs et les transformateurs à opter pour de tels contrats qui définissent clairement les devoirs et les droits des deux parties dans le cadre de la transparence.

Selon les chiffres disponibles, la récolte de tomates a continué à augmenter l’année dernière pour atteindre 1.250 mille tonnes, soit une évolution de l’ordre de 21,5%. Cette progression est due à l’accroissement des superficies cultivées mais aussi à l’amélioration du rendement moyen à l’hectare qui est passé de 38,9 à 45,8 tonnes. Le rendement constitue, en effet, un élément important dans la production agricole d’une façon générale. Tous les moyens sont mobilisés en vue d’atteindre l’objectif fixé en termes quantitatifs et qualitatifs.

D’autre part, les quantités de tomate fraîche fournies aux industries de conserves ont atteint 807 mille tonnes, pour la transformation de 138 mille tonnes de double concentré de tomate (DCT) contre 98 mille en 2007. Ce niveau a permis de satisfaire les besoins de la consommation locale estimés à 100 mille tonnes par an et de dégager un surplus exportable. Les opportunités d’exportation sur les marchés extérieurs sont réelles pour ce produit qui répond vraiment aux normes en vigueur. Les industriels tunisiens sont en mesure, en effet, d’accroître, les ventes aussi bien sur le marché européen que sur le marché arabe.

Le prix de cession de la tomate fraîche aux conserveries a également augmenté pour passer à 105 millimes le kilogramme l’année dernière au lieu de 95 millimes en 2007. Le prix doit tenir compte des intérêts des deux parties pour pouvoir proposer un produit compétitif, en essayant autant que possible de maîtriser les charges. Le travail se poursuit cette année sur la même lignée avec pour objectif principal de maintenir le rendement à un niveau acceptable afin de satisfaire la demande, aussi bien en tomate fraîche qu’en tomate destinée à la transformation.

 

Chokri GHARBI

Source: La Presse