Les budgets familiaux vont, cette année encore, être sérieusement écornés par les dépenses liées à l’achat de ces pâtisseries orientales très prisées par les familles. Comme à l’accoutumée, les tarifs varient d’une pâtisserie à une autre, suivant le quartier ou la réputation qu’elles se sont construites au fil des années et qui leur ont permis de fidéliser une forte clientèle prête à mettre le paquet pour obtenir une marchandise de qualité. Un petit tour du côté des pâtisseries nous a permis de nous faire une idée sur les tarifs pratiqués cette année, pour les divers gâteaux traditionnels.
Dans cette pâtisserie de Tunis, la classique baklawa aux noisettes se vend à 14.800D le kilo, le kaâk aux amandes se vend également à 14.800D le kilo, le mlabess aux amandes est commercialisé lui à 15.800D le kilo. Quant aux diverses variétés telles que la baklawa aux amandes, le kaak ambar, la samsa aux amandes et aux noisettes, les twajen, les petits fours aux amandes ou les boulettes aux noix, elles se vendent toutes au même prix, à savoir 12.800D le kilo.Au cours des années, les pâtissiers n’ont cessé de faire preuve d’imagination, en introduisant de nouvelles variétés, tentant davantage des clients qui ont de plus en plus de mal à résister face à cette avalanche de délicieux petits gâteaux qui ornent les devantures. Dans cette pâtisserie d’El Menzah, on propose des calissons amande, orange, abricot à 40 dinars le kilo, des mignardises sésame pistache à 55 dinars le kilo, des fondants noisette pistache à 62 dinars le kilo ou des macarons framboise à 47 dinars le kilo.
Dans cette maison située dans la même zone et dont un des étages a été transformé en un atelier où la propriétaire réalise de délicieux gâteaux traditionnels durant tout le mois, le client a l’embarras du choix entre des twajen noix ou citron qui se vendent à 28.000 D le kilo, des twajen fleurs qui se vendent à 50.000 le kilo, des mille et une nuits  qui sont commercialisés à 45.000 le kilo et des carrés blanc pistache et des mignardises pistache qui se vendent respectivement à 45.000 et 50.000 dinars le kilo.
Par contre, les petits gâteaux classiques se vendent un peu plus cher dans ce quartier d’El Menzah. Alors que dans des pâtisseries situées à Bab Jdid et à la rue de Russie, la baklawa noisette est commercialisée à des prix compris entre 14 et 18 dinars, elle atteint 28 dinars dans des pâtisseries situées à El Menzah et El Manar. Idem pour les kaak warka dont le prix s’échelonne entre 25 et 28 dinars, alors qu’elle est commercialisée à 12 dinars dans cette pâtisserie de Tunis. Pourtant, les mêmes ingrédients sont utilisés pour la réalisation de ces petits gâteaux, et ce, dans les mêmes proportions, variant à peine d’une pâtisserie à une autre.Il faut dire que certaines d’entre elles jouent sur leur solide réputation qu’elles se sont construites, au fil des années, de bouche à oreille et misent sur une clientèle dont le pouvoir d’achat leur permet de ne pas être trop regardante par rapport au prix. A preuve, ces longues files d’attente qu’on trouve ces derniers jours  dans ces pâtisseries qui proposent des petits gâteaux à un prix astronomique et qui dépasse les soixante dinars pour certaines variétés, à l’instar de ces macarons diamant qui se vendent à 62 dinars le kilo dans cette pâtisserie d’El Menzah! Or, il ne faut pas oublier qu’une famille prévoit généralement d’acheter en moyenne quatre à cinq kilos de petits gâteaux pour l’Aïd. Il suffit de faire un petit calcul pour se rendre compte que le budget alloué à ces petites friandises peut dépasser de loin la centaine de dinars! Certes, leur préparation prend du temps, mais vive les petits gâteaux réalisés de façon traditionnelle à la maison  qui sont délicieux et qui ne pèsent pas lourd sur le budget!

I.HAOUARI

Source: La Presse