Des représentants des différentes universités, munis de dépliants et de brochures comportant nombre détails sur ces dernières ont installé des stands et ont accueilli les nouveaux bacheliers venus s’enquérir sur les scores qu’il faut avoir pour intégrer ces universités, ainsi que sur les programmes et les débouchés des différentes spécialités proposées.

S’adapter au marché de l’emploi

Au niveau de chaque stand, les représentants ont présenté en détail les composantes du nouveau régime LMD et ont répondu à des questions sur le régime des examens, la différence qui existe entre les licences appliquées et les licences fondamentales, les débouchés de ces licences, les compétences qu’il est possible d’acquérir en intégrant telle ou telle filière, les chances de réussite de trouver un emploi en choisissant telle ou telle spécialité ou  les filières qui répondent le mieux aux besoins actuels du marché de l’emploi. L’Université a mis à la disposition des visiteurs une ligne internet qui leur permet de consulter le site du rectorat hébergé sous l’adresse http://www.uma.rnu.tn. On y trouve des informations sur la création de l’Université de la Manouba ainsi que sur les treize établissements d’enseignement et de recherche qui relèvent de cette dernière. Ces établissements, dont la capacité totale d’accueil atteint 30.557 étudiants dispensent des formations diplômantes (licences appliquées, licences fondamentales, mastères...) dans plusieurs spécialités dont les sciences de l’information, de documentation, du commerce électronique, de l’informatique de gestion... Un autre accès donne, par ailleurs , accès à l’inscription en ligne. Le site est, en outre, interactif. Les bacheliers ont la possibilité de poser des questions sur le régime LMD, sur les perspectives d’emploi des différentes disciplines...
Au niveau du stand de l’Ecole supérieure de commerce de Tunis, la représentante nous apprend que l’établissement a déjà introduit le régime LMD. Pour y accéder, les bacheliers doivent avoir soit un baccalauréat en économie et gestion, soit un baccalauréat en mathématiques ou un baccalauréat en sciences expérimentales. L’ESC propose des licences appliquées dans les spécialités suivantes, à savoir vente et négociation commerciale, gestion des institutions financières, gestion hôtelière et touristique, entrepreneuriat et gestion des projets et techniques du commerce international et cinq licences fondamentales en finance, en marketing, en management et en méthodes informatiques appliquées à la gestion. «L’établissement a mis en place l’année dernière un mastère professionnel en management touristique et hôtelier et un mastère professionnel en commerce électronique et achats internationaux. Ceux qui ont suivi une licence en entrepreneuriat et gestion des projets ou en techniques du commerce international peuvent poursuivre par la suite dans un de ces mastères dont les perspectives d’emploi sont prometteuses. Ils peuvent pour ceux, à titre d’exemple, qui ont suivi un mastère professionnel en commerce électronique et achats internationaux, monter par la suite un projet d’entreprise exportatrice. Cette formation approfondie leur aura permis d’acquérir les compétences nécessaires pour la création et la gestion d’un projet», note la représentante.

Communication, publicité, cinéma…
Plus loin, c’est l’Institut supérieur des arts multimédias qui a installé son stand. Créé en septembre 2000 sur décision présidentielle, l’établissement qui propose une licence fondamentale en informatique et multimédia, une licence appliquée en communication multimédia et une licence appliquée en cinéma et audiovisuel, forme des techniciens dans le domaine du cinéma et du multimédia. Les licenciés, qui ont suivi l’une des formations, peuvent, soit poursuivre des études approfondies pour ceux qui ont suivi une licence fondamentale, soit créer leur propre projet, à l’instar d’une agence de communication et de publicité ou travailler dans le domaine du cinéma .
Les bacheliers, qui ont pris part à cette journée, ont pu également s’informer sur les licences mises en place par l’Institut supérieur de biotechnologie de Sidi Thabet. L’établissement, qui a intégré le régime LMD il y a deux ans, assure une formation en biotechnologie appliquée dans les quatre spécialités suivantes à savoir la microbiologie industrielle, le contrôle qualité, les biomolécules et santé, la sécurité alimentaire et l’environnement. "Les licenciés dans ces spécialités pourront travailler dans des laboratoires et des entreprises pharmaceutiques", a relevé un des représentants de l’Institut.
Enfin, l’Institut supérieur de sport et de l’éducation physique de Ksar Saïd a accueilli les nouveaux bacheliers qui s’intéressent plutôt à une carrière sportive. "Pour pouvoir avoir accès à l’ISSEP, il faut avoir un baccalauréat sport ou avoir un baccalauréat dans les autres sections et faire partie de l’équipe nationale d’élite, explique une des représentantes de l’Institut. L’établissement assure deux types de licences à savoir une licence appliquée en éducation physique et une licence appliquée en entraînement sportif. Les diplômés de la première spécialité sont appelés à devenir des professeurs de sport tandis que les seconds sont des licenciés qui peuvent travailler comme des entraîneurs d’équipes pour des associations sportives".
I.HAOUARI

Source: La Presse